Dimanche 21 janvier 18h30, nous pénétrons dans le Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris : direction les backstages du défilé Pigalle Paris. Au sous-sol, Stéphane Ashpool s’active, les artistes make-up sont à l’affût, les hommes en sweat attendent patiemment. Nous poussons le rideau noir pour découvrir les mannequins du show. Des traits fins, des peaux lisses, tels des anges. Pierre se faufile parmi eux pour capturer quelques clichés des derniers préparatifs, des dernières retouches. Rubans autour des pieds, casques en silicone sur la tête, ils sont détendus. On entend qu’il ‘fait chaud sous cette veste’, pourtant nous on l’enfilerait bien immédiatement, avant même d’attendre juillet prochain.

Pigalle Paris nous fait valser

19h30, Pigalle Paris nous invite à un spectacle. Le piano retentit, les danseurs sont à la barre, le show peut commencer. Ce spectacle c’est celui de la vie de Stéphane Ashpool, créateur de la marque. Fondé sur ses souvenirs d’enfance, le show est scindé en trois temps rythmés par des pas de danse.

Le premier est une invitation à un ballet qui lui rappelle sa maman. Les drapés et les matières satinées défilent sur une palette noire, grise et rouge. Le designer confie que ‘le noir & rouge c’est définitivement les vêtements de [sa] mère’. Il retranscrit aussi ‘cette coupe [de cheveux] au carré qui l’impressionnait’ à l’époque. Alors que la musique douce nous berce, tout à coup, revirement de situation, nous voilà plongés dans la team des Jackson Five. C’est le second temps, l’heure des paillettes, du violet et du cuir imprimé. Pour Stéphane, c’est ‘l’explosion’ inspirée des gens qui entouraient sa maman, ‘cette communauté, aux yeux éblouis avec aucune gêne dans leurs vêtements, dans leurs attitudes’. Finalement, le créateur nous emmène dans ses souvenirs d’enfance, celui des copains et des Lego. Un dernier temps à l’univers ludique traduit par des color blocks, des pièces graphiques et du tweed multicolore.

Un show émouvant

Dans cette collection Automne-hiver 2018/2019, Pigalle Paris ose les mélanges. Un jogging fluide côtoie une veste en strass, le plastique se lie à la fourrure. C’est un tourbillon de couleurs, une énergie impressionnante et une gestuelle harmonieuse. Nous en prenons plein les yeux. Stéphane a étudié chaque mouvement. Il dévoile aimer ‘créer des émotions qu’elles soient fun ou ludiques‘, il aime le spectacle et souhaiterait d’ailleurs ‘bien continuer, pousser, et avoir plus de temps pour prendre les scènes’. Nous n’avons qu’un seul mot à lui dire : VIVEMENT !

Des grandes maisons aux jeunes créateurs, plongez en immersion dans l’envers du décor. Découvrez aujourd’hui les backstages du défilé Pigalle Paris Automne-Hiver 2018/2019 photographiés par Pierre Pomonti.

Crédits : Pierre Pomonti

A propos de l'auteur

Anouck Leclercq

"Les filles averties respectent les règles mais twistent les codes. Car ce sont elles qui décident quand elles veulent séduire - ou pas. Bref, elles jouent mais ne trichent pas." - Philippe Corbin

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