De New York à Milan, les fashion weeks s’enchaînent, les défilés se bousculent et nous transportent toujours plus loin. Mercredi dernier, Gucci a convié ses invités dans le bloc opératoire de la mode ; où Alessandro Michele présentait sa dernière opération, ‘Cyborg’. Une collection éclectique passée sous bistouri qui signe la transformation. Chirurgie esthétique ou mutation gigantesque ? Peu importe, le show est époustouflant, les codes sont brisés et les têtes bel et bien coupées !

Les créatures mystiques défilent sous la lumière blanche des lampes chirurgicales. Mini-dragon, cyclope, cornes, Alessandro Michele nous emmène dans un univers délirant où il coupe des têtes, franchit les limites et brisent les conventions. Une allure inattendue qui s’explique car ‘le Cyborg Gucci est post-humain (…), c’est une créature biologiquement indéfinie et socialement consciente. Le signe ultime et extrême d’une identité métisse en constante transformation‘. Métisse c’est le mot, les tops portent cagoule, bonnet, turban babylonien et masque. C’est un hommage à la mixité et à la pluriculture.

Côté style, Alessandro Michele accumule encore les fantaisies et repousse à nouveau les limites. Froufrous, sequins, dentelles, franges, broderies, carreaux et velours se fréquentent, s’empilent et se mixent. Les silhouettes sont étrangement exquises. Ornementées à souhait, elles flirtent avec le baroque. Les imprimés sont floraux, la palette de couleurs est variée. C’est une ode à la superposition, à croire que plus il y en a, mieux c’est. Un tapis Gucci en guise de poncho, des perles, des boucles d’oreilles XXL et des cristaux, c’est l’anti-minimalisme à la Gucci, c’est le kitsch à la Michele.

A propos de l'auteur

Anouck Leclercq

"Les filles averties respectent les règles mais twistent les codes. Car ce sont elles qui décident quand elles veulent séduire - ou pas. Bref, elles jouent mais ne trichent pas." - Philippe Corbin

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