« In space, no one can hear you scream. » La phrase culte d’Alien ouvre la collection automne-hiver 2026 de LGN Louis Gabriel Nouchi comme une plongée dans l’inconscient. Une peur primitive, d’abord sonore, née dans l’enfance du créateur, lorsqu’il n’entendait le film que depuis sa chambre : cris étouffés, musiques anxiogènes, menace invisible. Une terreur sensorielle, inscrite dans le corps avant même l’image.
Avec le temps, Alien devient une mythologie intime. L’esthétique biomécanique de Giger, la puissance de Sigourney Weaver, la tension constante entre violence et désir nourrissent un imaginaire où l’horreur flirte avec l’érotisme. Cette saison, LGN transpose cette ambivalence dans un vestiaire tendu, sensuel, presque claustrophobe : corps vulnérables, lignes étirées, silhouettes comme tirées d’un hypersommeil inquiet.
Les coiffes évoquent le facehugger sans tomber dans le costume, brouillant identité et désir. Les zones érotiques se déplacent, la peau devient graphique et stratégique. Tailoring affûté, manteaux aux épaules puissantes, matières hybrides mêlant flanelle, latex et jersey de soie composent une palette faussement neutre, organique et troublante.
Chez LGN, le sexe est tension, pouvoir, zone de danger. Une vision radicale, cohérente avec l’ADN de la maison, qui explore une sensualité assumée, politique et résolument contemporaine.










