Un an après son lancement, la collection de parfums de Jil Sander passe de six à douze références. La maison allemande y ajoute six nouvelles créations, toujours pensées autour d’un principe simple : dire beaucoup avec très peu d’ingrédients.
Le principe de la collection
Lancée comme la première ligne de parfums de la marque, Olfactory Series 1 repose sur une formule volontairement réduite : des aldéhydes de synthèse, un alcool issu d’émissions de CO2 surcyclées et de l’eau, associés à un nombre restreint de matières premières naturelles. L’idée n’est pas d’empiler les notes mais de les isoler, pour que chaque fragrance garde un profil net et reconnaissable — une approche que la maison résume par sa propre formule : « chez Jil Sander, les opposés s’attirent ».
Les six nouvelles compositions ont été confiées à des parfumeurs indépendants — Julie Massé, Alexis Grugeon, Mathilde Bijaoui, Meabh Mc Curtin, Louise Turner et Coralie Spicher — chacun travaillant à partir d’un souvenir ou d’un lieu précis plutôt que d’un brief marketing classique.
Six nouvelles fragrances, six inspirations concrètes
- Shiso (Julie Massé) : une promenade matinale, portée par le citron vert surcyclé, le santal d’Australie et la baie de genièvre extraite au CO2, sur fond de feuilles de shiso.
- Salt (Alexis Grugeon) : la sensation de peau qui sèche après une baignade, entre cardamome surcyclée, vanille CO2 et lavande de France.
- Lily (Mathilde Bijaoui) : un lys florentin nocturne, structuré par le jasmin sambac CO2, le benjoin du Vietnam et le cyprès surcyclé.
- Sesame (Meabh Mc Curtin) : une note gourmande construite autour du sésame noir, avec des coques de cacao surcyclées, du chêne CO2 et du cèdre américain.
- Mahogany (Louise Turner) : un bois cuiré inspiré de l’acajou, entre cyprios d’Inde et gingembre extrait au CO2.
- Vanille (Coralie Spicher) : une vanille assombrie par le labdanum d’Espagne et le cèdre surcyclé, plus ambrée que gourmande.
Un flacon pensé comme une pièce unique
Le flacon, imaginé avec le studio Formafantasma (Milan/Rotterdam), reste inchangé dans son principe : une forme organique et volontairement asymétrique, issue d’un travail avec des maîtres-verriers, qui fait que deux flacons ne sont jamais parfaitement identiques. Le bouchon en aluminium blanc, en forme de cloche, protège le jus de la lumière entre deux utilisations.










