Chez ssstein, le printemps-été 2027 s’ouvre dans la douceur d’une aube suspendue. Le directeur artistique Kiichiro Asakawa imagine une collection inspirée par cet instant où la lumière commence à révéler les couleurs du paysage. Une vision nourrie par une promenade au bord d’un lac, mais aussi par les aquarelles de l’artiste Roni Horn, dont les nuances diffuses se retrouvent dans une palette délicate de jaune pâle, vert amande, rose poudré, bleu ciel et bruns subtilement délavés.
Plus qu’une histoire de couleurs, cette collection repose sur un travail presque obsessionnel de la matière. Chaque tissu est développé pour produire une sensation particulière : un blouson en nylon volontairement patiné, un cuir de cerf au toucher souple et profond, ou encore un denim mêlant coton et chanvre dont les procédés de teinture créent un subtil jeu d’ombres. Même le seul motif de la saison, un carreau gris tissé par la manufacture britannique Moon, s’inscrit dans cette recherche de dégradés et de profondeur.
Fidèle à son esthétique minimaliste, ssstein fait évoluer son vestiaire vers des silhouettes plus classiques, sans renoncer à la sophistication discrète qui fait son identité. Les manteaux aux volumes précis, les shackets en soie lavable, les ensembles en lin aérien ou encore les pantalons hybrides conjuguent confort, fluidité et précision du tailoring. À l’intérieur, des doublures en flanelle de soie et de rayonne rappellent que le véritable luxe se niche souvent dans les détails invisibles.
Entre héritage sartorial japonais et excellence textile italienne, ssstein signe une collection d’une élégance silencieuse. Une garde-robe pensée pour durer, où chaque nuance, chaque texture et chaque construction semblent capturer la lumière d’un matin d’été.










