Chez LOVERBOY, tout commence par une légende. Celle du chardon écossais, symbole de résistance née d’un mythe de guerre, piquant, imprévisible, impossible à ignorer. Vérité historique ou romantisme réinventé, peu importe : c’est cette énergie brute que Charles Jeffrey convoque aujourd’hui, entre héritage écossais et chaos londonien, pour signer une nouvelle présentation à Dover Street Market Paris.
Plus qu’un défilé, LOVERBOY imagine une expérience collective. Une poignée de modèles, amis, proches, nouvelles rencontres, évoluent dans un espace transformé en décor pagan-punk, enveloppé de mètres de tissus peints à la main par le créateur. Les silhouettes explosent les règles : tartans dissonants, tweeds usés, dentelles, denim déchiré, tricots empilés, volumes exagérés. Ici, le “trop” devient une déclaration. Deux vestes valent mieux qu’une, les accessoires se multiplient, les vêtements se nouent, se superposent, se transforment.
Cette collection fonctionne comme un palimpseste : chaque époque de LOVERBOY s’y empile, entre références aux club nights fondatrices et une urgence contemporaine marquée par l’instabilité. Face au chaos, la réponse est claire : créer, résister, célébrer le désordre. LOVERBOY reste fidèle à sa formule, rire, refus, soin, mess, et affirme plus que jamais une mode faite par les marginaux, pour les marginaux.










