La rentrée 2026 confirme une tendance de fond : les frontières entre les mondes se brouillent. Le vélo dialogue avec l’outdoor japonais, le running se fait lifestyle, la chaussure de randonnée britannique s’invite dans la mode féminine, et l’artisanat traverse les continents. De Brompton x and wander à Dr. Martens x Sage Nation, en passant par Kith x On, Damson Madder x Clarks ou Fear of God Essentials x Eastpak, cette saison signe des collaborations pensées pour durer, loin des simples exercices de style. Voici notre sélection des 18 collaborations à ne pas manquer cette rentrée — celles qui redéfinissent ce que veut dire s’habiller, se déplacer et voyager entre les univers.
Repetto x Yohji Yamamoto
Quand Repetto croise le fer avec Yohji Yamamoto, la ballerine change de camp. Présentée le 6 mars à Paris pendant la Fashion Week, cette nouvelle co-création prolonge un dialogue entamé entre les deux maisons depuis les années 2000 — un même goût pour l’épure, le mouvement, la liberté de silhouette.
Le point de départ : le Bolchoï, modèle culte de Repetto né de la pointe classique. Yohji Yamamoto le détourne en ballet loafer, hybride assumé entre mocassin et ballerine. Le mur frontal structure l’avant du pied comme une architecture de danse, les plis délicats rappellent la construction d’un chausson, et le col élastiqué signature enveloppe le pied avec la précision qu’on connaît à la maison française.
Côté palette, quatre coloris posent le ton : Noir intemporel version Yamamoto, Blanc graphique et minimal, Flamme audacieux, Argent contemporain et lumineux. De quoi couvrir tous les registres, du sculptural au brut.
Fondée en 1947, Repetto continue ainsi d’écrire son histoire à travers des collaborations qui réinventent son ADN sans le trahir. Ici, l’héritage chorégraphique rencontre la vision sculpturale du designer japonais — et le résultat a des airs de pièce de collection. Rendez-vous en septembre 2026, en boutique, pour 590 euros.

John Smedley x Wales Bonner
Deuxième round pour John Smedley et Wales Bonner, et la maille anglaise n’a jamais eu autant de style. La capsule Automne-Hiver 2026 s’affiche dans tout le lookbook AW26 signé Malick Bodian, révélé pendant la Fashion Week de Paris en mars dernier.
Cette collaboration prolonge un dialogue amorcé il y a un an, entre la patte sensible de Grace Wales Bonner et le savoir-faire séculaire de la maison britannique. Au programme : des polos manches courtes et longues, taillés dans des mailles fines de coton et de laine mérinos, sur une palette bleu-brun-ivoire qui sent bon l’héritage sans jamais tomber dans la nostalgie. Wales Bonner est allée piocher dans les 240 ans d’archives de John Smedley pour réactiver certains détails avec justesse.
Rappelons que ce partenariat a débuté au Met Gala, sur le dos de Lewis Hamilton, avant de faire de Wales Bonner l’un des tout premiers partenaires créateurs de John Smedley.

The North Face x Aimé Leon Dore
The North Face et Aimé Leon Dore signent le deuxième volet de leur collaboration avec une capsule FW26 de 30 pièces, où l’héritage alpin de la marque californienne rencontre l’énergie new-yorkaise de Teddy Santis. Le GORE-TEX® fait son retour pour la première fois depuis 2019, garantissant une imperméabilité durable sur l’ensemble de la collection. Les silhouettes iconiques sont revisitées — Nuptse Pertex réversible à technologie Cloud Down, Mountain Jacket 2000 en GORE-TEX® 3L — aux côtés d’une inédite Fleece Rugby et d’une Ballistic Tech Vest d’inspiration nineties. S’ajoutent deux paires de chaussures, le Base Camp Duffel et une ligne d’accessoires. Le film de campagne, tourné des Andes à New York, réunit l’acteur Keith W. Richards et l’alpiniste chilien Cristián García-Huidobro.

Desigual x Ottolinger
Il y a des collaborations qui ressemblent à des évidences longtemps différées. Avant même qu’il soit question de contrat, Christa Bösch et Cosima Gadient chinaient des Desigual vintage sur le marché de la seconde main, les démontaient et les réassemblaient dans leur propre grammaire. Des années plus tard, la maison berlinoise Ottolinger signe Desigual designed by Ottolinger, une édition limitée confectionnée à la main à Barcelone.
Le principe : déconstruire pour reconstruire. Les deux créatrices ont écumé les archives barcelonaises de Desigual, sélectionnant des pièces de stocks dormants selon leurs couleurs, leurs imprimés et leurs textures, avant de les envoyer directement à l’atelier. Ici, l’archive n’est pas un conservatoire mais un gisement — une matière première brute dont on tire de nouveaux vêtements.
Le résultat tient dans cette tension : le vocabulaire déconstructiviste d’Ottolinger, ses coupes tordues, ses assemblages instables, appliqué à l’univers graphique exubérant de Desigual. Coutures déplacées, volumes rebattus, imprimés recomposés. Et malgré ce passage en machine à laver créative, les pièces restent immédiatement identifiables comme du Desigual — c’est peut-être là le plus joli tour de force.
Une proposition haut de gamme, artisanale, et une belle démonstration de ce que peut être le recyclage quand il devient un geste de style plutôt qu’un argument marketing.

Adidas x Pharrell Williams
On l’avait aperçue cet été sur une plage de Marseille, le temps d’une prise de pouvoir aussi discrète qu’une fanfare. La VIRGINIA Watermoc débarque désormais officiellement, en trois coloris — bleu, jaune et noir — troisième chapitre du dialogue entre adidas Originals et Pharrell Williams.
Le point de départ est un objet un peu oublié du catalogue : l’Adventure Water Moc du début des années 2000, cette chaussure amphibie qu’on portait pour traverser des rivières et qu’on gardait finalement toute la journée. Pharrell en retient l’esprit plus que la lettre. Construction en néoprène à empeigne U-throat, aérations en mesh, sangles réfléchissantes, laçage rapide à cordon élastique et semelle crantée en gomme pour l’adhérence. De la technique, mais portée comme un accessoire de vie courante.
Après le futurisme assumé de l’Adistar Jellyfish et la sobriété travaillée de la Flat Earther, la Watermoc élargit l’univers VIRGINIA dans une direction plus utilitaire — sans jamais quitter le terrain du lifestyle. C’est peut-être là le fil rouge de cette collaboration : reprendre l’héritage outdoor d’adidas et le faire glisser vers la culture, la communauté et le design, sans en trahir la fonction d’origine.

Reebok x Rouje
Reebok, gardien de l’héritage sportswear depuis quarante ans, et Rouje, dont l’élégance parisienne n’a jamais eu besoin de forcer le trait, s’unissent le temps d’une capsule qui rejoue les années 80 sans nostalgie appuyée — plutôt un clin d’œil à Davina Delor et Véronique de Villèle, figures tutélaires de l’aérobic hexagonal.
« Une perspective résolument Rouje : féminine, naturelle et parisienne », résume Jeanne Damas. La collection assume ce grand écart quotidien — legging de studio le matin, verre entre amies le soir, téléphone jamais loin même en pleine séance — dans une palette bordeaux, bleu marine et écru. Au programme : Ribbed Bodysuit à encolure carrée, Wrap Top et Windbreaker légère, pensés dans des matières premium au toucher doux.
Mais la vraie pièce de conversation reste la Freestyle réinventée en cuir souple Chalk, avec découpes en cuir rally, superpositions en daim et pattes d’œillets festonnées. Disponible en Lo et Hi, elle affiche le tricolore signature de Rouje, une semelle Gum et une doublure de chaussette bordeaux griffée — comme une signature glissée à l’intérieur.

Octobre Editions x Circle
Dix ans à peaufiner les fondamentaux du vestiaire, et voilà qu’Octobre Éditions se lance sur un terrain nouveau : le running. La marque s’associe à Circle, label français éco-responsable, pour une première collection technique née d’une rencontre — celle d’Arthur Person avec Martin Lesieur, cofondateur de Circle. « Nous avions l’impression de parler le même langage », résume le premier, séduit par une fabrication européenne et des matières recyclées pensées pour une seconde vie.
Dix pièces composent ce vestiaire en mouvement, toutes fabriquées au Portugal : deux t-shirts manches courtes, un manches longues, un legging, une seconde peau zippée, un coupe-vent léger à capuche, deux shorts et deux casquettes. Matières techniques légères et respirantes, coupes ergonomiques, détails réfléchissants et poches fonctionnelles — chaque pièce est pensée pour suivre la foulée sans sacrifier l’allure, du jogging dominical à l’entraînement le plus exigeant.
Pour Octobre, c’est une première : sa toute première collection de vêtements techniques. Pour Circle, l’occasion d’explorer un peu plus ce territoire où performance et mode se rencontrent. La palette reste fidèle à l’ADN des deux marques — noir, écru et vert — rehaussée d’imprimés exclusifs qui signent cette collaboration.

Asics x Cecilie Bahnsen
La collaboration se poursuit, et avec elle une nouvelle démonstration que le sport et la dentelle peuvent parler la même langue. Cecilie Bahnsen et ASICS SportStyle dévoilent la GEL-KINETIC™ FR, déclinée en deux coloris — piedmont grey silver et black coffee —, pensée autour d’une idée simple : l’énergie cinétique des fleurs, pétales qui tombent, tiges qui poussent, nature en perpétuel mouvement.
Le vocabulaire technique d’ASICS et la féminité signature de Bahnsen s’y superposent sans friction. Base micro-texturée semi-mate qui capte la lumière, motifs floraux débossés et embossés qui creusent la surface, talon sculptural adouci par la technologie GEL™ : la chaussure cultive une légèreté presque aérienne. Charms fleuris, perles, lacet à cordon et œillets en forme de fleur viennent signer l’ADN Bahnsen, tandis qu’une demi-languette matelassée et des sangles Velcro ajustables assurent le confort.
« J’aime la richesse des détails et les éléments ludiques qui se déploient sur la chaussure », confie la créatrice danoise, qui évoque une pièce « légère, joyeuse et pleine de fantaisie ».
Sous le pied, l’héritage performance d’ASICS reste intact grâce à la structure GEL™ sculptée, amortissante et légère. La campagne, signée par la photographe Isabelle Wenzel dans un théâtre en plein air à Copenhague, fragmente et recompose le corps en silhouettes graphiques — écho direct à l’univers Sound Mind Sound Body d’ASICS.

Samsøe Samsøe x Madeline Argy
Il y avait déjà eu l’égérie, la campagne, la voix — voilà maintenant la co-créatrice. Depuis qu’elle est devenue première ambassadrice de Samsøe Samsøe en 2025, Madeline Argy, figure culte d’Instagram, TikTok et de son propre podcast, a fini par franchir un cap logique : celui de dessiner elle-même sa collection.
Le point de départ tient presque de l’anecdote : un premier shooting où Argy expérimente les superpositions et en saisit tout le potentiel, avant d’en faire une signature personnelle. « J’ai toujours été attirée par les pièces qui semblent naturelles, que l’on peut enfiler sans trop y penser », résume-t-elle. La capsule — sept pièces, deux tops, deux robes, deux jupes et une casquette — traduit cette philosophie du vêtement qui a l’air d’avoir déjà vécu, sans jamais paraître précieux. Palette sobre de gris, pastel, champagne et blanc, imprimés à carreaux et rayures, branding discret glissé à l’intérieur des pièces plutôt qu’affiché.
La campagne, signée Justin Leveritt, se déroule dans un appartement new-yorkais à peine meublé, écho direct à l’installation récente d’Argy dans la ville. Poses spontanées, lumière de fin d’été, énergie urbaine en toile de fond : tout respire l’aisance revendiquée par la collection elle-même.

Puma x _J.L-A.L_
Deuxième round pour PUMA et J.L-A.L, qui retrouvent la CELL Geo pour la faire passer du côté de l’architecture. La référence n’a rien d’anodin : Buckminster Fuller et ses dômes géodésiques irriguent toute la construction, avec une cage intégrale en TPU qui enveloppe la tige mesh et dessine une structure discoïdale, en tension avec le talon fendu, plus anguleux, de cette silhouette sans lacets. Le branding reste minimal, glissé sur la languette et le talon.
Le vestiaire textile prolonge cette logique technique dans une palette entièrement monochrome noire. Une veste courte à col en mesh, un pantalon assorti, un haut manches longues et un pull en maille aux lignes profilées : tout ici parle de mouvement et de précision, sans jamais quitter l’épure qui définit le langage de J.L-A.L.
Les accessoires referment la boucle architecturale — un sac bucket dont la forme déformée cite directement la CELL Geo, finitions métalliques et fermetures ajustables à l’appui, complété par un bonnet côtelé. Photographiée dans un studio d’architecture, la campagne assume pleinement cette filiation utopiste.

New Balance x ’47
Deux institutions bostoniennes, une même ville, une seule collection. New Balance et ’47 unissent leur héritage respectif — l’expertise sportive de l’une, le savoir-faire du chapeau premium de l’autre — pour une capsule de casquettes co-brandées. Deux silhouettes emblématiques du catalogue ’47 servent de terrain de jeu : la CLEAN UP, casual et confortable, et la HITCH, au profil résolument vintage, toutes deux enrichies de détails signés New Balance. Une collaboration qui ne cherche pas la surprise mais l’évidence, celle de deux marques nées dans la même ville et taillées pour se retrouver.

Casio x Café Kitsuné
Deuxième collaboration entre Café Kitsuné et Casio, et toujours cette même idée : transformer un objet du quotidien en véritable madeleine de Proust lifestyle. La montre s’habille cette fois de nuances vert matcha, hommage direct au pionnier du genre à Paris depuis 2014. Le renard emblématique de la marque orne le cadran et le dos du boîtier, tandis que le logo Café Kitsuné se glisse, discret, sur le fermoir.
Disponible dès le 3 septembre 2026 dans les boutiques Louvre, Opéra et Tuileries ainsi qu’en ligne, la collaboration s’accompagne d’un volet gourmand : le chef Toshiya Takatsuka, formé en France avant d’ouvrir sa propre pâtisserie parisienne, signe un entremets matcha, framboise et chocolat, à la croisée de l’intensité végétale et de la fraîcheur acidulée. À déguster avec un Matcha Cloud, mélange de matcha et d’eau de coco, disponible dans tous les Café Kitsuné (exception de rue Vertbois).

G-Star x Tombogo
Quatrième chapitre pour THE DENIM, le laboratoire créatif de G-STAR qui confie régulièrement la matière denim à des designers émergents. Cette fois, c’est Tommy Bogo, fondateur du studio angeleno TOMBOGO, qui s’empare du sujet avec une approche résolument construction — systèmes fonctionnels, utilitaire et travail expressif du métal.
Le point de départ tient de l’observation presque anodine : des bottes à harnais et leurs sangles à boucles, dont Bogo a eu l’idée de transposer le système à un jean. Une plongée dans les archives de G-STAR est venue enrichir cette direction, puisant dans les éléments métalliques historiques et les silhouettes utilitaires de la marque néerlandaise.
Résultat : une construction en panneaux maintenus par sangles et boucles, des poches dissimulées sous les couches extérieures et une profusion de détails métalliques — la rencontre entre l’esthétique industrielle de TOMBOGO et les racines utilitaires de G-STAR.

Brompton x and wander
Deux philosophies, une même conviction : les meilleurs objets ne se limitent jamais à un seul usage. C’est de cette idée qu’est née la collaboration entre Brompton, inventeur du vélo pliant, et and wander, maison japonaise d’outdoor fondée en 2011 par Keita Ikeuchi et Mihoko Mori. Ensemble, ils signent un vestiaire pensé pour glisser sans friction entre bitume et sentier.
Au centre, un G Line en édition spéciale, habillé d’un gris métallisé texturé et de pliures anodisées jaune vif. Autour, un sac à dos et une pochette rolltop en ECOPAK™, taillés pour s’arrimer au vélo comme au dos, et une capsule technique qui reprend les codes stylistiques de la marque japonaise.
Plus qu’une collab produit, une célébration de la liberté de mouvement : celle qui permet de traverser une ville, partir à l’aventure, ou simplement redécouvrir un chemin connu — sans jamais changer d’équipement d’esprit.

Kith x On
Kith pousse son laboratoire technique un cran plus loin avec la collection Fall 2026 de K-Tech, son label activewear, et une troisième collaboration avec On qui change de registre. Après le K-Tech 1, modèle performance, et le K-Tech 2, pensé pour le quotidien, place au K-Tech 3 — première silhouette lifestyle du duo, montée sur tooling Cloudzone 99 avec CloudTec® et Speedboard®, déclinée en Triple Black et Storm.
Côté vestiaire, la saison joue la carte de la polyvalence : Packable Aero Full Zip Jacket qui se replie dans sa propre poche, Eryx Track Jacket en mesh Silver et nylon Black, tees en jersey moisture-wicking, shorts et pantalons coordonnés pour composer des sets assortis.
Le K-Tech 1 revient en coloris Shark, le K-Tech 2 s’enrichit de deux nouvelles teintes, Grain et Ruby — toujours portés par la même mécanique CloudTec® et Helion™.
Disponible dès le vendredi 18 septembre, en boutiques Kith et sur Kith.com dès 11h (heure locale) à New York, Londres, Paris et Tokyo.

Clarks x Damson Madder
Damson Madder pose ses premiers pas dans la chaussure, et le choix ne doit rien au hasard : la marque londonienne culte s’associe à Clarks Originals pour une collection capsule qui puise dans plus de 200 ans d’archives. « Il existait une affinité naturelle entre la Damson Girl et la cliente Clarks », confie Fontaine Anderson, directrice artistique de la marque, qui avoue avoir longtemps arpenté les archives Clarks avant de se lancer.
Deux silhouettes, deux réinterprétations. La Wallabee classique se pare d’un rouge vif, laçage et œillets empruntés à l’univers de la randonnée, et d’un talon siglé « Damson Girl » — clin d’œil au motif « Trekman » des seventies. La Nomad, elle, devient une mule Mary Jane chocolate plum, double bride et boucles siglées « D » et « M ».
Semelle polka dots, breloques interchangeables : chaque détail signe une collab pensée comme un terrain de jeu, pas comme un simple crossover.

Eastpak x Fear of God
Deux vocabulaires du quotidien se répondent dans cette collaboration : celui, utilitaire, d’Eastpak, et celui, épuré, de Fear of God Essentials. La collection revisite quatre modèles en nylon léger, déclinés en Cement et Off-Black — deux teintes qui s’intègrent naturellement au vestiaire Essentials.
Pièce centrale, l’ESSENTIALS Backpack réinterprète la silhouette la plus emblématique d’Eastpak, avec un détail signature : une housse de pluie aux proportions exagérées, transformée en capuche. Le Shell Bag, lui, puise directement dans les archives Fear of God — une réinterprétation en nylon du Black Leather Shell Bag, bandoulière fixe et poche zippée à l’appui — décliné aussi en version Large, plus spacieuse sans perdre en sobriété. Le Sport Duffel referme la collection en revisitant l’héritage militaire d’Eastpak à travers le minimalisme contemporain d’Essentials.

Dr. Martens x Sage Nation
Deuxième chapitre de la série Statements in Craft, cette collaboration a des allures d’évidence : Sage Toda-Nation porte des Dr. Martens depuis sa collection de fin d’études, et la marque n’a jamais quitté ses lookbooks depuis. « Notre objectif était de créer une forever shoe », confie le fondateur de Sage Nation, dont le vestiaire masculin épuré puise dans le meilleur des savoir-faire japonais et britanniques.
La 1461 se réinvente en Classic Calf, cuir pleine fleur de la tannerie C.F. Stead, patiné aux huiles et cires naturelles. Son détail signature : une double couture de trépointe sur l’empeigne, clin d’œil direct au pantalon Box Pleat de Sage Nation. Surpiqûres ton sur ton, œillets argent brossé, semelle DMS en finition Smoke et couture Goodyear noir sur noir — la silhouette reste fidèle à l’original, mais chaque détail raconte une autre histoire.









